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Retour sur les Vieilles Charrues 2009 : concerts ambiance et cie...

Ca y est c'est fini, mes oreilles se sont habituées à ne plus avoir du son en permanence, mes pieds sont soulagées de ne plus avoir à courrir toute la journée d'une scène à l'autre, et je commence déjà à attendre impatiemment la prog de l'année prochaine, prog qui sera sûrement mémorable, du fait que les Vieilles Charrues fêteront leurs 20 ans.

Pour cette 19ième édition, l'avis général semble être qu'elle s'est située légèrement en dessous de l'édition 2008, qui avait tout bonnement été l'un des meilleurs crus de la dernière décennie : une affluence record, un public ayant particulièrement joué le jeu du thème (j'y reviendrai) et une météo au beau fixe, le tout servi comme à chaque fois il est vrai par une prog excellente.

Dur donc pour l'année 2009 de rester au niveau de l'an passé, petit retour sur l'ambiance, les concerts et l'orga...

Les concerts tout d'abord, le plus important et la base du truc quand même.
Donc je passe sur Jeudi, j'étais pas là. Vendredi donc, Micronologie nous offre un hop hop stylé et rythmé de quoi plonger directement dans le bain des Vieilles Charrues 2009, hélas pas ma tasse de thé, je file découvrir The Bird is Yellow (jeunes Charrues) en attendant Nneka première tête d'affiche que je shooterais sur cette édition 2009, on m'a dit de m'attendre à Ayo, en moins black, c'est le cas, c'est pas mal mais je la trouve un peu distante, pas à l'aise. Je ne m'attarde pas, j'ai la tente à monter et si je ne veux pas dormir au camping numero 34 et marcher pendant des heures, je dois faire fissa...

Retour pour la soirée Fargo, patiemment attendue avec juste avant un petit crochet par Benabar, que je ne shoote pas, les chevilles du monsieur ayant légèrement pris la grosse tête : record du monde de vitesse de melon. J'y jette tout de même un œil lointain, et franchement ca m'a l'air un peu surfait, le bonhomme sautille et gigote, mais non rien à faire, on dirait un polichinelle, je file vers Fargo.

La scène de Xavier Grall a été laissée au label Fargo (déjà shooté à l'Antipode) et c'est tant mieux tant le choix des artistes est excellent et cohérent. Olle Nyman ouvre le bal, look des 70ies américaines tout droit venant de Happy Days, ca met dans le bain, le son est intéressant mais l'ensemble un peu statique. (bon j'ai aussi tendance à particulièrement apprécié un brin de mouvement).
Un détour rapide pour découvrir Tv on The Radio, et je reviens pour Alela Diane, toute en finesse la jeune fille délivre un folk extrêmement sympathique et familial, accompagné par son pater à la guitare.

Le vendredi n'étant décidément pas un bon jour pour nombre de photographes, je ne shoote pas non plus Lenny Kravitz, je me surprend à me rendre compte que je connais presque tout son catalogue, j'ampute donc un bon bout pour retrouver le gros morceau de Fargo : Joseph Arthur. Toujours au top, et accompagné à messieurs je ne vous dis rien... mais délicieusement est un mot faible !
Je quitte Xavier Grall le sourire au lèvre pour les survoltés "The Jim jones revue" sur Kerouac.
La soirée se termine par Birdy Nam Nam, là rien à faire pour moi, j'en profite pour shooter les excités des premiers rangs du public et commencer ainsi la série de photos d'ambiance des Vieilles Charrues 2009.

Le Samedi s'annonce excellent, avec Cocoon tout d'abord pour lesquels je dois reconnaitre un petit faible, d'accord ce n'est pas vraiment de la philosophie même pas de bas étage et les blagues sont éculées, mais les mélodies et le ton de morgane me font toujours chantonner, hélas niveau photo pas grand chose à faire, Morgane restant clouée derrière son clavier. Je vais finir le concert dans le public essayer de trouver quelques marginaux pour l'ambiance et ainsi profiter du spectacle sans perdre trop de temps...
Enchainement avec les frères Morvan et moment d'émotion et d'identité aux Vieilles Charrues, les 2 papis bretons rappelant à tout le monde d'où nous venons !

La transition est rude avec Ghinzu qui se fait une devoir de réveiller la plaine et qui a plus que l'assurance nécessaire pour cela, un grand moment de scène, hommage leur soit rendu, on nous laisse le concert complet pour en tirer matière, voilà un set que j'ai hâte de dépiler.
Suit Renan Luce en rattrapage de Benabar, style proche, mais la sincérité en plus, j'accroche davantage.

Je zappe Izia pour les Naïve New Beaters que j'avais découvert au Rock'n Solex 2009, même concert, même fougue... Ici on ne se prend pas au sérieux, musique et déconne, franchement un groupe à découvrir sur scène !

Charlie Winston émeut et son style fait mouche tout en couleur, le changement est brusque avec Nashville Pussy, qui donne là une leçon de Rock pur et dur, pas de limites, on se donne à 100%. Pas de consignes pour les photographes, on s'apprête à se régaler... Hélas c'est la sécu qui nous évacue au bout d'un moment, faut dire qu'il y a foule dans la fosse et que l'ambiance n'est pas au slow !

La soirée se termine par la Rue Ketanou, simple et élégant, les compères attirent la sympathie, par contre focalisés sur leur nouvel album, le public ne se déchaine et ne les suit que à partir des rappels et des reprises des morceaux plus connus, ils auraient du mélanger le tout...

Le dimanche arrive et je suis sur les genoux, heureusement la journée s'annonce un poil plus calme que la veille, début en douceur avec baba Salah du Mali, petit saut par Kerouac pour découvrir Lazhar, et je file voir ce que peut bien donner Julien Doré sur scène.
Gros panneau "Julien and the Bash" (il se prend pour Springsteen ?), ambiance animaux empaillés sur scène (c'est à la mode), le bonhomme fait le spectacle, et au moins celui-ci n'est pas trop calme. Niveau son, c'est moins ça, et je n'apprécie guère, ils devraient allonger le diplôme de la star-ac sur quelques années de plus... Je suis parti en me disant "On dirait un Johnny Hallyday en jeune"... Et ce n'est pas un compliment, pas pressé de voir ce que cela va donner dans 50 ans !

Je shoote rapidement Alborosie et file avaler un truc plein de frites, il faut bien, je regarde de loin Cabrel via les écrans géants, ca devait être pas mal il y a 10 ans, mais là ca me donne pas une super impression, mais on se surprend à fredonner "petite marie". Mais j'ai mieux à faire, je file voir l'Angle Mort, maintenant que je sais à quoi m'attendre il y a quelques photos de Serge Teyssot-Gay que je ne veux pas rater. A tel point que je lui dédie presque exclusivement mes 3 morceaux réglementaire de shoot, j'espère que ca en vaudra la peine...

La suite, the Tings tings et sa charmante chanteuse qui nous fait l'honneur d'un texte en français pour nous expliquer que globalement "elle parle français comme une merde et que va nous faire remuer notre cul"... Drôle, par contre mon cul lui n'a bougé que pour aller voir les Tambours du Bronx.
Je passe sur 2 Many Dj's dont la seule chose que je pense est que effectivement il y en trop et qu'en enlever quelques uns ne ferait de mal à personne. Tout ça pour retrouver MAP, ou j'ai trainé quelques photographe leur promettant un peu de spectacle !
Ils ne seront pas déçus, on ne voit pas tous les jours un accordéoniste slamer avec un bras dans le plâtre ! Par contre le concert ne sera pas à la hauteur de celui du Rock'n Solex 2008. Une scène peu adaptée sans doute à leur énergie.

Je résiste et reste pour shooter Moby, ce que je ne regrette pas, charismatique le bonhomme maitrise et domine sa scène, je me dis qu'il faudra que j'y revienne ca mérite d'être approfondi, mais hélas 2 heures de route m'attendent et je zappe Yo! majesty pour regagner mes pénates et reprendre une vie normale, connectée à la réalité, au contraire de ces 3 derniers jours.

Le Off du photographe

Beaucoup de photographes étaient franchement déçus des restrictions imposées sur de nombreux artistes (Kravitz, Cabrel Springsteen, Bénabar - Trouvez l'intru - ), en effet si l'an passé le système à deux vitesses des accréditations photographes existait déjà, dans les faits il s'était avéré plutôt coulant... Ce qui ne fut pas du tout le cas cette année.

Je dois dire que si j'eusse apprécié ne pas souffrir ces restrictions elles me paraissent découler d'une logique sans faille, il faut réguler le "trafic" dans la fosse. En effet lorsque l'ensemble des photographes étaient présents cela me rappelait furieusement l'attente du métro madrilène à 8h du matin pour aller au taf au mois de Aout, 40° et pas un centimètre pour se déplacer.
Les raisons ? L'explosion du photographe de concert bien sûr, la surenchère des webzines musicaux qui pullulent ect...
On avait franchement l'impression que cette année le nombre d'accred données a explosé, ainsi dans la fosse et pendant les 3 premiers morceaux on retrouvait, des reflex équipés de 18-55 de base, des bridges, et même des compacts... Et disons que quand mme Michou photographe de concert sur son temps libre et particulièrement la 3eme semaine de juillet, se met devant vous appareil a bout de bras en cadrant par l'écran pour faire un flou artistique... Ça rouspète fortement derrière ! (c'est un peu le propre du photographe de concert cela dit, de rouspéter...)

Après va savoir comment un festival comme les Vieilles Charrues peut réguler tout cela, sans se mettre à dos trop de monde ...
On en revient à cette discussion sur la profusion de la photographie de concert.

Cela dit ce sont encore plusieurs centaines de photos qu'il me faut maintenant dépiler et que j'aurai tout loisir de vous faire découvrir petit à petit pendant les semaines qui viennent...

Une chose intéressante à noter tout de même et qui m'a sauté aux yeux, la proximité de la prog de cette 19ième édition avec celle de l'Antipode sur l'année écoulée. Une excellente nouvelle pour la salle qui montre ici la qualité de sa sélection, je sens que la saison 2009 - 2010 va cartonner !

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